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Grillon du métro

L'histoire des grillons du métro parisien commence en 1900. Nul ne sait comment ils sont montés à Paris. Sans doute ont-ils voyagé clandestinement dans des cageots de légumes ou d'épices.
Débarqués dans la capitale, voici nos insectes aussi perdus que des provinciaux. La plupart meurent de froid. Les survivants squattent les endroits les plus chauds: fournils de boulangers et cuisinières de grands-mères. Enfin un petit groupe découvre la terre promise: le métro parisien. Au ras du sol, entre les rails, règne du fait du frottement des roues un climat quasi tropical. Le ballast, formé de roche éruptive, stocke les calories libérées par les rames. La température entre les rails est de 27 degrés entre 4 et 5 heures du matin, et de 34 degrés entre 18 et 23 h.
Les grillons se nourrissent des miettes, des détritus, des papiers gras, brins de laine, et même des mégots qui traînent sur les ballasts. Entre deux rames, les mâles stridulent pour attirer les femelles. Lorsque celles-ci s'approchent, les mâles se réunissent entre les rails pour se défier au chant. Ceux qui stridulent le plus fort font fuir les autres. les grillons en viendront aux pattes si les mauvais chanteurs refusent de décamper. Puis les mâles et les femelles restent là à attendre le métro. Quant la rame arrivera, ils se placeront sous le rhéostat des voitures, là où l'air est le plus brûlant, pour se livrer à leurs ébats romantiques. C'est à la station St Augustin qu'ils sont actuellement les plus nombreux et les plus faciles à observer. Ils ne craignent que deux choses : les araignées cracheuses de glu (scytodes) et les grèves qui font refroidir les rails.

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